Concours national
de la
Résistance et de la Déportation 2010

« L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945 »

dimanche 21 mars 2010

Avez- vous entendu l appel ? Lucien Neuwirth raconte....

Lucien Neuwirth, résistant
En juin 1940, je passe mes vacances dans une petite commune de Haute-Loire, Yssinguaux. Le 17, avec ma mère, nous écoutons à la radio le discours de Pétain annonçant l' type="" a span>
Rentré à Saint-Étienne, il organise un groupe de jeunes amis convaincus comme lui qu'il faut résister, rencontre Jean Nocher, alors journaliste au journal la Tribune de Saint-Étienne. C'est autour de Jean Nocher que va se constituer le groupe Espoir et s’organiser la publication du journal clandestin du même nom. En 1942, les arrestations de résistants ayant commencé, il dit à sa mère son intention de partir à Londres : elle l'approuve. Il s'engage dans les Forces françaises libres, rejoint les SAS Français, est parachuté en Bretagne, en Belgique puis aux Pays-Bas en avril 1945 où il est fait prisonnier et fusillé. Par chance, il survit au peloton d'exécution : blessé et recouvert par le corps d'un de ses camarades, il survit miraculeusement, grâce à de la petite monnaie anglaise qu'il détenait dans son portefeuille, sous son battle-dress qui bloque le coup de grâce.

Après la guerre, Lucien Neuwirth est devenu un député et sénateur. Il est l auteur de la loi dite Neuwirth qui autorise l'utilisation de la pilule


Dans le lien INA suivant en date de janvier 2002, Lucien Neuwirth raconte cette période et son engagement

cliquez ci dessous.....

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CPD02000140/lucien-neuwirth.fr.html
Source : http://www.charles-de-gaulle.org/-wikipedia


René Cassin témoigne sur le dix-huit juin....



Témoignage de René Cassin, professeur de droit(Nobel de la paix 1968),a 53 ans au moment de l'appel du 18 juin.

"Le 18 juin au soir, une voix lançait de Londres, le premier appel à la Résistance : c'était celle du général de Gaulle. Cet Appel, nous ne l'avions point entendu alors ! C'est seulement le lendemain matin, le 19 juin, qu'après avoir vainement tenté de voir Politis, ambassadeur de Grèce, et avoir rencontré à Biarritz un de ses collègues diplomate de l'Amérique latine, extrêmement pessimiste sur le sort de la Grande-Bretagne, j'appris à Bayonne qu'un général français avait la veille, proclamé en substance à la radio de Londres : "La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre. Cette guerre à un caractère mondial. Je fais appel aux officiers, ingénieurs et techniciens se trouvant en Angleterre pour continuer le combat."Cette nouvelle me frappa comme un trait de lumière. "Cet homme a raison, me dis-je : la guerre est mondiale. Je l'ai toujours pensé. Avec la volonté, nous pourrons la gagner." Cependant, mon devoir de l'heure primait tout autre. " Si d'ici trente-six heures, les pouvoirs publics n'ont pas décidé de continuer la guerre sur un sol français outre-mer, c'est à Londres, à ses côtés, qu'il faudra se rendre."

Avez vous entendu l appel ? témoignage....


Élisabeth Goupille raconte. ....

« J’avais 15 ans. Nous étions en vacances dans notre maison de famille à l’Île de Ré. C’était le 18 juin 1940. Mon père nous a convoqués pour écouter l’appel du général de Gaulle. Ensuite, il a renvoyé mes frères jouer et m’a retenu par le bras pour me dire que désormais j’étais sous ses ordres et que je devrais les suivre jusqu’au bout dans le silence »

De ce jour, le destin d’Élisabeth est tracé. Au début de l’Occupation, à La Haye-Descartes, au sud de Tours, juste sur la ligne de démarcation, là où son père est vétérinaire, elle devient «passeuse». Au péril de sa vie, elle permet à de nombreuses personnes de rejoindre la zone libre. Parmi elles beaucoup de juifs. Ce qui vaudra à Élisabeth et sa famille d’être nommés «Justes devant les nations » par Israël en l’an 2000.

Son père, entré rapidement dans la Résistance, l’utilise aussi comme agent de liaison. « Par le train j’allais souvent à Angers, mais aussi à Nantes, Brest et, parfois, jusque dans le Nord. Un jour, à Lille, quand je suis arrivée j’ai vu les Allemands pendre l’homme auquel je devais remettre des documents ».

Ses jeunes frères, moins exposés qu’elle, ne sont pas en reste. À Combrée, dans le Maine-et-Loire, où ils sont en pension, leur esprit subversif et leur ardeur de gaullistes irréductibles leur vaudront d’être appréhendés à peu près en même temps qu’Élisabeth et leur père. « On a été dénoncés. Et arrêtés en janvier 1944 ». Condamnés à la déportation, ils sont tous envoyés en Allemagne dans divers camps. « Avec ma mère on s’est retrouvées à Ravensbrück. J’avais tout juste 18 ans… »

Une vie de bagnard, de terreur. « J’étais le numéro 35216. Je n’oublierai jamais l’appel chaque jour à 3 h 30. Il durait trois heures, par tous les temps. Quasiment nues, debout, nous étions gardées par des chiens loups. Quand on entendait une chute dans les rangs, c’était qu’une femme de plus avait succombé. Tous les jours je me répétais : la vie je t’aime. Je m’en sortirai. Je veux revoir mon papa ».

Enfin arrive la libération ! « Le 2 mai 1945 quand nous avons été remises à la Croix rouge danoise, je suis tombée dans le coma. Je pesais 24 kg ». Et après ? La famille se retrouve. Tous rescapés. Ils ont miraculeusement survécu. Incroyable !

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Avez-vous entendu l'appel ?

Daniel Cordier en 1942 et aujourd'hui




Daniel Cordier alias Caracalla portait aussi d'autre pseudos comme"Alain","Michel"ou ancore"Bip.W".il était le secrétaire de Jean MoulinA ce moment-là, aviez-vous entendu parler de l'appel de De Gaulle ?"Non, et c'est incompréhensible puisque je lisais attentivement les journaux. Il y a quelques années, en feuilletant la collection des quotidiens palois, j'ai constaté que " l'appel " était résumé. Pourquoi ne l'ai-je pas remarqué puisque je me souviens du discours de Churchill publié le même jour ? Pourtant, sur le bateau, j'ignore encore l'appel. Pourquoi cette cécité alors qu'une semaine auparavant, au moment de son entrée au gouvernement, des amis de ma famille avaient évoqué son appartenance à l'Action française ? A la suite de cette révélation, j'avais lu les articles que l'Action française avait publiés sur lui, révélant qu'il était un des éléments brillants de l'armée française, que son père était monarchiste et que sa présence au gouvernement était une promesse de victoire. J'avais même vu sa photo publiée par les journaux, au milieu des membres du gouvernement, sur le perron de l'Elysée. Je n'ai appris la présence du général à Londres que le 25 juin, jour de mon débarquement en Angleterre, à Falmouth. Le capitaine m'a fait appeler dans le poste de commandement. C'est là qu'il m'a annoncé qu'un général français du nom de De Gaulle avait lancé un appel à la BBC, demandant aux Français de le rejoindre pour continuer la guerre. Sans doute avait-il entendu un des appels suivant celui du 18 juin.En réalité, le discours qui a provoqué mon départ n'est pas l'appel du 18 juin, mais l'allocution de Pétain, le 17."
extrait de" C'était un temps déraisonnable" Georges-Marc Benamou, Robert Laffont, 1999
photo:
http://images.google.fr/imgres?imgurl=https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhQgyDlJ_OWusKkd3QOaVKyTS4BmMp4hVHB0j2ipS5ZtCzZY_bMxj6Bo6hjAKcltCGs5noY3ZnVxdDI-G4SYrmeyo4vCfneZBaoho0fvksu8hyphenhyphenJgd8yi3TxihN0mgc2C5kQCGTMo65luok/s400/Mont.jpg&imgrefurl=http://motsaiques.blogspot.com/2009/07/p-145-daniel-cordier-une-si-rare.html&usg=__a2-qHCwxDJMTHkdgUcVqO2t0dX8=&h=400&w=400&sz=42&hl=fr&start=9&um=1&tbnid=VFcGZGTuFPsjJM:&tbnh=124&tbnw=124&prev=/images%3Fq%3Ddaniel%2Bcordier%26hl%3Dfr%26safe%3Dvss%26sa%3DN%26um%3D1www.gaullisme.fr/temoignages_18juin.htm


L île de Sein

Un petit reportage sur France2, sur ceux qui ont entendu l appel du général de Gaulle depuis l île de Sein

cliquez ci dessous......


http://www.youtube.com/watch?v=Lu1JRYmDfyY&feature=related

les 128 Sénans qui ont répondu à l'Appel du 18 juin 1940


Quelques jours après son appel du 18 juin, le général de Gaulle remarque qu'ils représentent environ 25% des premiers Français arrivés à Londres et leur fait un éloge particulier : "l'Ile de Sein est un quart de la France"……

Parmi les Sénans qui ont rallié la France Libre, nombreux ne reverront pas l'île et leur famille avant 1944, tandis qu'une vingtaine d'entre eux sont morts pour la France.

Le général de Gaulle leur a rendu hommage dans ses Mémoires de guerre :"Dans les derniers jours de juin, abordait en Cornouailles une flottille de bateaux de pêche amenant au général de Gaulle tous les hommes valides de l'Ile de Sein. Jour après jour, le ralliement de ces garçons resplendissant d'ardeur et dont beaucoup, pour nous rejoindre, avaient accompli des exploits, affermissait notre résolution

Radio Londres




Au lendemain de la défaite et de l'Appel du Général de gaulle, le 19 juin 40, la section française de la station diffuse chaque jour 2 programmes : celui de la France Libre du Général de Gaulle intitulé "Honneur et Patrie" et placé sous la direction de Maurice Schumann où s'expriment les combattants qui ont rallié les FFL, suivi du célèbre "Ici la France", rebaptisé en septembre 40 "Les Français parlent aux Français", réalisé par la section française de la BBC où se succèderont, sous l'égide de Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdan (de son vrai nom Pierre Maillaud), Yves Morvan dit Jean Marin, Maurice Van Moppès, Jacques Borel, Pierre Dac... font la contre propagande du régime allemand et redonnent confiance aux français en donnant les vraies nouvelles du front qui sont de moins en moins propices à l'Allemagne. Dés 1940,les restrictions allemandes interdisent l ecoute des radios anglaises ou étrangères menant une propagande anti-allemande.
ECOUTEZ CETTE ARCHIVE SONORE

Le générique de ces émissions est sans doute resté le plus célèbre dans la mémoire collective française : ce sont les premières notes stylisées de la V° Symphonie de Beethoven qui correspondent en morse - trois brèves une longue - à la lettre V comme Victoire.
Cette dernière émission commence toujours par la même phrase : "veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels". Les auditeurs entendent alors une série de messaeges codes, le fil ténu qui reliera la France à ses Alliés ira s'intensifiant sur les ondes.Dès petites phrases sibyllines et parfois cocasses qui sont en réalité des messages codés à destination des réseaux de résistance qui s'organisent sur le territoire national annonçant des parachutages d'armes ou d'agents, des consignes à exécuter.

Mais derrière une phrase amusante se cache souvent une grave décision : la préparation d'un aterrissage, la réception de matériels ou d'hommes parachutés, ou même l'organisation d'opérations de guérilla.On le sait peut-être moins : ces messages personnels, diffusés sur la BBC, ont aussi été utilisés pour confirmer la bonne foi des agents, pour valider des transactions financières, ou pour signifier à un agent qu'il est remercié pour une action d'éclat.


des exemples

Andromaque se parfume à la lavande

Athalie est restée en extase. Nous disons deux fois : Athalie est restée en extase



Grand-Mère mange nos bonbons



"Qu'il est loin le chemin qui conduit à sa belle", ce message, émis en mai 43,indique qu'une évasion vers l'Angleterre depuis la Bretagne a réussi.



Écoute mon cœur qui pleure - - Opération d'atterrissage (15 juin 1943)



Il a pleuré de joie signifia parachutage d'armes et d'agents



Le sapin est vert, je répète, le sapin est vert signifia le bombardement de la gare de triage "Sapin Vert" (jonction de Roubaix- Tourcoing- Wattrelos et Mouscron).



Messieurs faites vos jeux - - Ordre de sabotages (5 juin 1944)

Ressources
http://doctsf.com/bbc/messages.html


comment fonctionne un résau?


Pour lutter contre l'intense propagande allemande, le premier travail du résistant est de réveiller la population en l'informant.Avec ces journeaux clandestins, les premiers groupes de résistants commencent à s'organiser. En 1940, ces distributions de tracts et affichages sont déjà passibles de lourdes peines


Une anecdote en gare de Nîmes..... Raymond Aubrac cache une mitraillette anglaise en pièces détachées dans ses bagages. La gendarmerie l’arrête et lui demande d’ouvrir sa valise. Le gendarme trouve la crosse de l’arme. Raymond Aubrac s’en sort en expliquant qu’il s’agit de la pièce détachée d’une machine agricole. Sans héroïsme, l’ancien résistant évoque aussi son arrestation en juin 1943, et la torture. « Je n’ai pas connu la baignoire ni le courant électrique », nuance-t-il, alors qu’une semaine durant il fut battu jusqu’à l’évanouissement par la Gestapo.



L’organisation du réseau de résistance


une véritable logistique
Des dizaines de postes émetteurs et récepteurs de radio, les armes légères ont ete parachutes dans des conteneurs sur les ordes de Jean Moulin. Seuls les réseaux d’évasion et de renseignements deviennent indépendants et subissent l’espionnage et la dénonciation, ce qui les oblige à changer fréquemment de lieu d’activité.

Les reseaux vont se developper rapidement. Le problème consiste surtout à établir une liaison avec Londres ,résolu par le parachutage de postes valises émetteurs et de codes de transmissions. Le 1er janvier 1942, Jean Moulin est parachuté accompagné de son radio "Monjaret", c’est la naissance de "l’Action". Des opérations d’atterrissages et de parachutages sont de plus en plus nombreuses. D’abord limitées à quelques maquis, ces opérations s’élargissent à l’ensemble des deux zones avec l’arrivée de radios recrutés en France groupés en un pool nommé "WT", (Wireless Transmission). Avec larrestation de Jean Moulin , "WT" est décapité, c’est une longue période de silence entre Londres et la France alors que l’effectif des maquis grossit du fait des appels au STO (Service du Travail Obligatoire) pour lequel la défection est totale.


Au total, 85 réseaux seront reconnus après la guerre.


cette lutte pour la liberté, parti socialiste et parti communiste, reconstitués clandestinement, se montrent d’un courage inouï. Tous deux animés par un grand idéal, mettront à la disposition de cette lutte, leur atelier de presse. En effet, Communiquer, est un facteur important en vue de cet enjeu : il faut sans cesse remuer l’opinion, dénoncer les exactitudes et les crimes des nazis, le rôle des collaborateurs, faire connaître la résolution des alliés et l’ampleur de leur potentiel de guerre, encourager les Français à lutter leur liberté et l’indépendance de leur pays... Ainsi, et pour ces raisons, sera créer le Bureau d’information et de propagande.


Puis, en janvier 1943, Jean Moulin crée le Comité des mouvements de Résistance en zone Sud.

Le parti communiste, malgré les pressions de 1939, a réussi à maintenir dans l’illégalité de solides structures. Il crée, dès le début de l’occupation, l’O.S. qui contribuera à travers ses actions à éveiller le sentiment patriotique et à encourager les forces de la Résistance. Aussi, Jean Moulin commencera-t-il à recruter des ouvriers et des syndicalistes afin de former une grande armée de la nuit qu’il appellera "Armée Secrète" ou A.S. Celle-ci sera active dés 1942 avec à son commandement, le général Delestraint qui sera arrêté en 1943 et déporté en Allemagne.Pendant ce temps, la Résistance s’est renforcée au prix d’efforts considérables. La France étant entièrement occupée, le ravitaillement ainsi que les moyens de communication et de transport se font de plus en plus lents et difficiles. Les armes manquent et Jean Moulin en réclamera avec insistance à Londres pour les Groupes Francs (G.F), commandos d’attaques et de sabotages. Dès les premiers déraillements de train, les allemands et la police française offrent des récompenses à qui permettra l'arrestation des résistants, présentés comme de dangereux terroristes.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française

http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/moulin/jean00.htm#organisation