Concours national
de la
Résistance et de la Déportation 2010

« L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945 »

dimanche 21 mars 2010

Dix-huit juin, vous avez dit dix-huit juin.....


Qu est-ce que l'Appel du dix-huit juin ? ??
Étonnant micro trottoir réalise par FR3 Franche Comté, le 18 juin 1985 (source ina.fr )

A l'occasion du 45ème anniversaire de l'appel du 18 juin, les passants sont interrogés sur cet évènement, dans les rues piétonnes de BESANÇON. Un très petit nombre des personnes interrogées ont pu dire que l'appel du général de GAULLE a été lancé un 18 juin à la BBC, depuis LONDRES. Un jeune collégien fait une imitation de Gaulle .

Mémoire et devoir de mémoire...
cliquez sur le lien ci dessous

http://www.ina.fr/politique/presidents-de-la-republique/video/LXC03038749/micro-trottoir-qu-est-ce-que-l-appel-du-18-juin.fr.html

Contexte mondiale historique avant le dix-huit juin

En septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale. L’offensive allemande en France commence au printemps 1940 et, le 22 juin 1940, le gouvernement français signe l’armistice avec l’Allemagne nazie. Commence alors une période appelée occupation :le nord de la France est occupé par l'armée allemande . le sud de la France reste libre : c’est la zone libre, où s’installe le gouvernement de Vichy dirigé par Philippe Pétain .l’Alsace et la Moselle sont annexées par l’Allemagne.






La panzer division sont aidée par des unités plus petites comme des groupes de reconnaissance, des sections de combat du génie, de défenses antichars et antiaériennes ainsi que par la transmission et l'intendance. Un corps blindé était composé au moins 2 panzers divisions et si possible, une division d'infanterie motorisée. Ces corps blindés formeraient par les suites de armée blindées, capable d'opérer seul, derrière les lignes ennemies afin de les desorganiser.... Pour les soutenir, l'aviation qui servira comme artillerie lourde, des appareils de reconnaissance repèreront les cibles et les bombardiers en piquer entreront en actions pour les éliminer.
C'est la technique de la Blitzkrieg.....





La « drôle de guerre » est la période de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen entre la déclaration de guerre par la France et le Royaume-Uni (les Alliés) à l'Allemagne nazie le 3 septembre 1939 et l'invasion par cette dernière de la France, de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas le 10 mai 1940. Elle reçut ce surnom du journaliste Roland Dorgelès reprenant une expression utilisée dans un reportage sur les armées alliées qui attendaient l'offensive dans leurs retranchements et notamment la ligne Maginot en trompant l'ennemi. Les communiqués des armées ne faisaient état d'aucune activité notoire, tout au plus quelques escarmouches.



Avant la Seconde Guerre mondiale, l'armée française était considérée comme une des plus puissantes du monde. Néanmoins, malgré les décisions de réarmement prises à partir du gouvernement du Front populaire au pouvoir jusqu'en 1938 et amplifiées par le gouvernement Daladier ensuite, on ne put contenir la puissance retrouvée de l'Allemagne nazie. Lorsque celle-ci attaqua en mai 1940, la défense française s'écroula avec plus de 100 000 morts, victime à la fois du concept allemand de Blitzkrieg et surtout de la pensée stratégique défensive inspirée par les anciens chefs de la guerre de 1914-1918, parmi lesquels Pétain, à l'état-major dans les années 1930, au lieu de regrouper les chars en grandes formations mobiles (choix soutenu par le colonel Charles de Gaulle). En cinq semaines, l'avancée allemande en France entraîna la désintégration de l'armée et une gigantesque panique dans la population. Dix millions de personnes s'enfuirent sur les routes avec de maigres bagages, au cours d'un épisode qu'on appela l'« Exode ».





Le gouvernement, dirigé par Philippe Pétain depuis la démission de Paul Reynaud, fit demander l'armistice, signé le 22 juin 1940. On pouvait penser alors que son prestige acquis lors de la défense de Verdun en 1916 permettrait des négociations plus aisées avec Hitler, il n'en fut rien et les conditions en furent très dures : occupation de plus de la moitié du pays et énormes frais prélevés pour entretenir l'armée allemande.




L'entrevue de Montoire est la rencontre qui eut lieu le 24 octobre 1940 entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler dans la gare de Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher, France). Elle avait été longuement préparée par la rencontre du ministre des Affaires étrangères français Pierre Laval avec l'ambassadeur d'Allemagne Otto Abetz, ainsi qu'avec Hitler quelques jours auparavant au même endroit : elle devait poser les bases d'un dialogue entre la puissance occupante et le gouvernement de Vichy.
Les débats se déroulèrent dans le wagon personnel du Führer, après qu'une poignée de main fut échangée sur le quai de la gare entre lui et Pétain. Aucun compte rendu officiel de ces débats ne fut publié, mais on sait que seul le principe de la collaboration fut établi sans qu'aucun engagement ne soit pris d'aucune part. Il est d'ailleurs important de souligner que cette entrevue intervint en même temps que les débats de la commission d'armistice entre la France et l'Allemagne, tout en étant totalement distincte.
Cette entrevue fit les gros titres de la presse française et fut le sujet d'un discours radiodiffusé du chef de l'État français le 30 octobre 1940, où Pétain s'efforça de montrer qu'une nouvelle ère s'ouvrait pour la France : de nation vaincue, elle devait selon lui accéder à un statut respectable en devenant le partenaire du vainqueur, dans le cadre du nouvel ordre européen dicté par l'Allemagne nazie.
Par ce discours radiodiffusé, Pétain engage personnellement et officiellement le régime de Vichy dans la collaboration.
Montoire a par la suite pris une dimension symbolique comparable à l'Appel du 18 Juin du général de Gaulle. Dans la mémoire collective française, la photographie du général lisant son injonction à poursuivre le combat au micro de la BBC s'oppose à celle de la poignée de main entre Pétain et Hitler. Ces deux documents ont atteint le statut de symboles en fixant des moments-clé de l'Occupation, soulignant la dimension fondatrice des événements en cause : respectivement, la poursuite de la lutte aux côtés de l'Angleterre et l'organisation de la collaboration avec l'Allemagne.


sources
http://www.crdp-reims.fr/memoire/lieux/2GM_CA/plaques/savigny.htm
ci dessous le lien INA sur l armistice de Rethondes http://boutique.ina.fr/video/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/I00007864/22-juin-40-a-rethondes-signature-de-l-armistice-franco-allemand.fr.html
htp://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/image/PagesAnnexes/AppelDu18juin1940/18juin40_Londres.jpg&imgrefurl=http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php%3FidLang%3Dnl%26idPage%3D2805&usg=__CQVeFVsAgSLKjPdPxPybWtPCcLY=&h=377&w=500&sz=29&hl=fr&start=12&um=1&tbnid=I3tk3EGt3uDZ6M:&tbnh=98&tbnw=130&prev=/images%3Fq%3Dappel%2Bdu%2B18%2Bjuin%26hl%3Dfr%26sa%3DX%26um%3D1 http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/image/PagesAnnexes/AppelDu18juin1940/18juin40_Londres.jpg&imgrefurl=http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php%3FidLang%3Dnl%26idPage%3D2805&usg=__CQVeFVsAgSLKjPdPxPybWtPCcLY=&h=377&w=500&sz=29&hl=fr&start=12&um=1&tbnid=I3tk3EGt3uDZ6M:&tbnh=98&tbnw=130&prev=/images%3Fq%3Dappel%2Bdu%2B18%2Bjuin%26hl%3Dfr%26sa%3DX%26um%3D1 http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/analyses/les-oreilles-du-18-juin.php

l'Appel du dix-huit juin.....une voix dans le soir....








Ecoutez la BBC et Radio Londres.........




http://www.youtube.com/watch?v=yBfxNzlLeJ4
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

Pendant la première guerre mondiale, Charles de Gaulle était lieutenant. Il a combatut pour défendre le village de Douaumont mais fut blessé une troisième fois. Et en se jetant dans un trou d'obus, il a été pris par des allemands et fait prisonnier en Bavière pendant deux ans et demi.

Entre les deux guerres, De Gaulle poursuivit sa carrière militaire et se maria en 1921 à Yvonne Vendroux dont il eut trois enfants.

En 1940, quand Charles de Gaulle arrive à Londres, il n'est qu'un colonel guere connu. De Gaulle est venu tardivement à la politique (à 50 ans) au pire moment de notre Histoire, en 1940, quand le pays était envahi par les armées allemandes et que les élites se soumettaient sans plus tenter de résister.
de Gaulle colonel

En 1921, il entame une carrière d'officier durant laquelle il développe, à travers une série d'ouvrages, ses théories militaires sur la nécessité d'un corps de blindés et la création d'une armée de métier.
Pour l'offensive allemande du 10 mai 1940, la 4°DCR, la plus puissante des grandes unités blindées de l'armée françaises lui est confiée . Avec celle-ci, il dirigea une conte-attaque vers Montcornet , au nord-est de Laon qui fut une des seules qui parvint à repousser les troupes allemandes.




De Gaulle (49 ans), sous-secrétaire d'État à la Défense, a tenté de convaincre son gouvernement de résister jusqu'au bout. De retour d'une visite à Londres auprès du Premier ministre Winston Churchill, il apprend que le maréchal Pétain, partisan de l'armistice, était le nouveau chef du gouvernement. Le 17 juin, alors que Pétain annonçait à la radio sa décision de cesser le combat, le général de Gaulle reprit l'avion pour Londres d'où le lendemain, il fit son discours. A Churchill, il fait part de son intention de lancer un appel à la résistance mais il n'a accès que le lendemain aux studios de la BBC, le cabinet britannique reste hésitant. Il veut éviter une rupture avec le gouvernement de Pétain, dans la crainte que la flotte française ne soit livrée à l'ennemi
Cet appel, très peu entendu sur le moment, est rediffusé le lendemain






Elisabeth de Miribel, secretaire de de Gaulle le dix-huit juin...

reportage de France2 20H , le 18 juin 1990 .



http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/CAB90024451/retro-appel-du-18-juin-1940.fr.htmleo/CAB90024451/retro-appel-du-18-juin-1940.fr.html
Elisabeth de Miribel a tapé l'Appel du général de Gaulle



"Dans l'après-midi du 17 juin 1940, le coup de téléphone que j'espérais secrètement m'a convoqué pour le lendemain matin à Seymour place, dans un petit appartement (…) dont Jean Laurent avait remis les clés au général de Gaulle.(…) Je me suis retrouvée devant une machine à écrire, alors que je tapais fort mal, et devant des feuilles manuscrites très difficiles à déchiffrer. J'étais installée dans une chambre, à côté de la salle à manger. Le Général s'est absenté une partie de la matinée. Il est sorti pour déjeuner. Mon vrai travail a commencé vers trois heures. Je m'applique laborieusement à lire un texte finement écrit et surchargé de ratures. Je dois le recopier, au propre, à la machine. Pour gagner du temps, Geoffroy de Courcel m'en dicte des passages. Il emporte, au fur et à mesure, les feuillets dactylographiés pour les soumettre au Général. (…)
Ces mots vont constituer une page d'histoire. Je ne le sais pas encore. Pourtant j'ai l'obscur pressentiment de participer à un événement exceptionnel. (…) L'heure passe. Le temps presse. Il sera bientôt six heures du soir. Ma tâche est terminée. Le Général fait appeler un taxi pour se rendre à la BBC avec Courcel. Ils me déposent en chemin devant ma porte (…). Je monte préparer mon dîner. Pendant ce temps, des paroles irrévocables s'envolent vers la France. Je n'ai pas entendu l'appel ce soir-là
!"



le texte original de la main de de Gaulle

L'appel historique fut sans doute moins entendu que celui du 21 mai, diffusé par l'ensemble des quelque cinq millions de récepteurs radio existant en France, au contraire du texte du 18 juin, capté par les rares auditeurs de la BBC !
Des dizaines de milliers de Français en eurent connaissance... par la presse. Dès le 19 juin, de nombreux quotidiens régionaux paraissant en zone non occupée y font curieusement allusion. C'est le cas, par exemple, du Petit Provençal (115 000 exemplaires tirés ce jour-là) qui reproduit, en première page, l'appel lancé la veille par le général de Gaulle - orthographié " de Gaule " (sic). Le texte, pris vraisemblablement en sténo, est d'une fidélité presqu'absolue à l'original (jamais enregistré, comme on sait). seule la fin est changie et nuancie : aux deux premières phrases de l'appel (" les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat ") est substituée celle-ci, moins blessante pour le gouvernement Pétain : " Le gouvernement français a demandé à l'ennemi à quelle condition il pourrait cesser le combat... " .
Même recension dans Marseille-Matin qui, en page 3, publie les extraits les plus significatifs de l'appel. Tout comme, le même jour, Le Petit-Marseillais. Le Progrès de Lyon donne, lui, cette dépêche en deuxième page : " Londres, 18 juin. Le général de Gaulle, auteur de nombreuses études sur le rôle des chars d'assaut, a prononcé ce soir une allocution à la radio de Londres. " La France n'a pas peur ", a-t-il dit. " Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui continue la lutte. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale... Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique de l'Allemagne, nous pourrons vaincre par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là... " II a conclu : " Quoiqu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas... " Demain, le général de Gaulle parlera de Londres. "

Des personnalités de premier plan se souviennent sans erreur possible de l'avoir entendu : Pierre Mendès-France qui se trouve alors à Bordeaux, André Philip à Cognac, Maurice Schumann à Niort, par exemple. D'autres sont touchés à l'autre bout de la terre : René Thibault à Tokyo, qui capte le message retransmis depuis Saïgon, le gouverneur Félix Eboué en Afrique équatoriale française, ou la garnison française d'EI Kantara. Et combien d'autres encore, connus ou inconnus, tels les cent trente trois marins de l'Ile de Sein ralliés entre le 24 et le 26 juin, ou les dizaines de jeunes gens quittant clandestinement Saint-Jean-de Luz, Brest ou Saint-Malo, sur des bateaux de pêche ou de simples barques dont beaucoup n'arriveront jamais...


L'Appel du 18 juin n'a pas été filmé, et aucun enregistrement n'en a été conservé.
Par contre celui qui a été diffusé le 22 juin 1940 a été enregistré sur un disque conservé à la Phonothèque de l’Institut national de l’audiovisuel ainsi qu’aux Archives sonores de la BBC.

Au cours du week-end du 3-4 août 1940, un autre appel a été placardé par voie d'affiche sur les murs de Londres.

À tous les Français La France a perdu une bataille !

Mais la France n'a pas perdu la guerre !
Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliantl'honneur, livrant le pays à la servitude.
Cependant, rien n'est perdu ! Rien n'est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l'univers libre,des forces immenses n'ont pas encore donné.
Un jour, ces forces écraseront l'ennemi.
Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire.
Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur.
Tel est mon but, mon seul but !
Voilà pourquoi je convie tous les Français,où qu'ils se trouvent, à s'unir à moi dansl'action, dans le sacrifice et dans l'espérance.
Notre patrie est en péril de mort.
Luttons tous pour la sauver !
VIVE LA FRANCE !
GÉNÉRAL DE GAULLE Quartier général 4,
Carlton Garden London
Signé par le général DE GAULLE depuis son quartier général à Londres, il s'adressait « À tous les Français », militaires et civils, quelles que soient leur profession, leur origine sociale, et où qu'ils se trouvent. Le contexte n'était plus tout à fait le même que celui de juin 1940. Le gouvernement du maréchal PÉTAIN qui avait sollicité et signé l'armistice consacrant la défaite de la France s'était installé à Vichy, avait mis à mort la Troisième République à laquelle il avait substitué un État français qui s'engageati sur la voie de la collaboration avec l'Allemagne nazie.
À Londres, le général DE GAULLE a jeté les bases de la France libre et appelé à la rejoindre tous ceux qui refusaient la défaite, voulaient résister et continuer le combat.

Le graphisme de cette affiche rappelle celui des affiches officielles de mobilisation générale arborant deux drapeaux français croisés et un liseré tricolore.
L'effet recherché est double. Il s'agit tout d'abord de renouveler et d'amplifier les précédents appels à la résistance lancés par le général DE GAULLE depuis le 18 juin 1940 à la BBC, appels qui ont été peu entendus dans l'immédiat.
Il s'agit aussi d'affirmer le caractère officiel de la France libre, conçue dès le départ comme le seul véritable gouvernement légitime qui aspire à se faire reconnaître par le gouvernement britannique, face au régime de Vichy constitué par « des gouvernants de rencontre » et considéré par le général DE GAULLE comme un gouvernement qui s'est déshonoré en capitulant et qui a livré la France « à la servitude ».

Un seul officier général s'est rallié à DE GAULLE, l'amiral MUSELIER, et parmi les 15 000 marins qui se trouvaient en territoire britannique après l'armistice du 22 juin 1940, quelques centaines seulement se sont engagés dans les Forces françaises libres.

Avez- vous entendu l appel ? Lucien Neuwirth raconte....

Lucien Neuwirth, résistant
En juin 1940, je passe mes vacances dans une petite commune de Haute-Loire, Yssinguaux. Le 17, avec ma mère, nous écoutons à la radio le discours de Pétain annonçant l' type="" a span>
Rentré à Saint-Étienne, il organise un groupe de jeunes amis convaincus comme lui qu'il faut résister, rencontre Jean Nocher, alors journaliste au journal la Tribune de Saint-Étienne. C'est autour de Jean Nocher que va se constituer le groupe Espoir et s’organiser la publication du journal clandestin du même nom. En 1942, les arrestations de résistants ayant commencé, il dit à sa mère son intention de partir à Londres : elle l'approuve. Il s'engage dans les Forces françaises libres, rejoint les SAS Français, est parachuté en Bretagne, en Belgique puis aux Pays-Bas en avril 1945 où il est fait prisonnier et fusillé. Par chance, il survit au peloton d'exécution : blessé et recouvert par le corps d'un de ses camarades, il survit miraculeusement, grâce à de la petite monnaie anglaise qu'il détenait dans son portefeuille, sous son battle-dress qui bloque le coup de grâce.

Après la guerre, Lucien Neuwirth est devenu un député et sénateur. Il est l auteur de la loi dite Neuwirth qui autorise l'utilisation de la pilule


Dans le lien INA suivant en date de janvier 2002, Lucien Neuwirth raconte cette période et son engagement

cliquez ci dessous.....

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/CPD02000140/lucien-neuwirth.fr.html
Source : http://www.charles-de-gaulle.org/-wikipedia


René Cassin témoigne sur le dix-huit juin....



Témoignage de René Cassin, professeur de droit(Nobel de la paix 1968),a 53 ans au moment de l'appel du 18 juin.

"Le 18 juin au soir, une voix lançait de Londres, le premier appel à la Résistance : c'était celle du général de Gaulle. Cet Appel, nous ne l'avions point entendu alors ! C'est seulement le lendemain matin, le 19 juin, qu'après avoir vainement tenté de voir Politis, ambassadeur de Grèce, et avoir rencontré à Biarritz un de ses collègues diplomate de l'Amérique latine, extrêmement pessimiste sur le sort de la Grande-Bretagne, j'appris à Bayonne qu'un général français avait la veille, proclamé en substance à la radio de Londres : "La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre. Cette guerre à un caractère mondial. Je fais appel aux officiers, ingénieurs et techniciens se trouvant en Angleterre pour continuer le combat."Cette nouvelle me frappa comme un trait de lumière. "Cet homme a raison, me dis-je : la guerre est mondiale. Je l'ai toujours pensé. Avec la volonté, nous pourrons la gagner." Cependant, mon devoir de l'heure primait tout autre. " Si d'ici trente-six heures, les pouvoirs publics n'ont pas décidé de continuer la guerre sur un sol français outre-mer, c'est à Londres, à ses côtés, qu'il faudra se rendre."

Avez vous entendu l appel ? témoignage....


Élisabeth Goupille raconte. ....

« J’avais 15 ans. Nous étions en vacances dans notre maison de famille à l’Île de Ré. C’était le 18 juin 1940. Mon père nous a convoqués pour écouter l’appel du général de Gaulle. Ensuite, il a renvoyé mes frères jouer et m’a retenu par le bras pour me dire que désormais j’étais sous ses ordres et que je devrais les suivre jusqu’au bout dans le silence »

De ce jour, le destin d’Élisabeth est tracé. Au début de l’Occupation, à La Haye-Descartes, au sud de Tours, juste sur la ligne de démarcation, là où son père est vétérinaire, elle devient «passeuse». Au péril de sa vie, elle permet à de nombreuses personnes de rejoindre la zone libre. Parmi elles beaucoup de juifs. Ce qui vaudra à Élisabeth et sa famille d’être nommés «Justes devant les nations » par Israël en l’an 2000.

Son père, entré rapidement dans la Résistance, l’utilise aussi comme agent de liaison. « Par le train j’allais souvent à Angers, mais aussi à Nantes, Brest et, parfois, jusque dans le Nord. Un jour, à Lille, quand je suis arrivée j’ai vu les Allemands pendre l’homme auquel je devais remettre des documents ».

Ses jeunes frères, moins exposés qu’elle, ne sont pas en reste. À Combrée, dans le Maine-et-Loire, où ils sont en pension, leur esprit subversif et leur ardeur de gaullistes irréductibles leur vaudront d’être appréhendés à peu près en même temps qu’Élisabeth et leur père. « On a été dénoncés. Et arrêtés en janvier 1944 ». Condamnés à la déportation, ils sont tous envoyés en Allemagne dans divers camps. « Avec ma mère on s’est retrouvées à Ravensbrück. J’avais tout juste 18 ans… »

Une vie de bagnard, de terreur. « J’étais le numéro 35216. Je n’oublierai jamais l’appel chaque jour à 3 h 30. Il durait trois heures, par tous les temps. Quasiment nues, debout, nous étions gardées par des chiens loups. Quand on entendait une chute dans les rangs, c’était qu’une femme de plus avait succombé. Tous les jours je me répétais : la vie je t’aime. Je m’en sortirai. Je veux revoir mon papa ».

Enfin arrive la libération ! « Le 2 mai 1945 quand nous avons été remises à la Croix rouge danoise, je suis tombée dans le coma. Je pesais 24 kg ». Et après ? La famille se retrouve. Tous rescapés. Ils ont miraculeusement survécu. Incroyable !

« ' Paroles-de-l-ombre-det_-Toute-sa-famille-a-survecu-aux-camps-de-la-mort_44226-1113866_actu.Htm? dossiers www.ouest-france.fr http:>http://www.ouest-france.fr/dossiers/Paroles-de-l-ombre-det_-Toute-sa-famille-a-survecu-aux-camps-de-la-mort_44226-1113866_actu.Htm"> style="font-size:100%;">http://www.ouest-france.fr/dossiers/Paroles-de-l-ombre-det_-Toute-sa-famille-a-survecu-aux-camps-de-la-mort_44226-1113866_actu.Htm



Avez-vous entendu l'appel ?

Daniel Cordier en 1942 et aujourd'hui




Daniel Cordier alias Caracalla portait aussi d'autre pseudos comme"Alain","Michel"ou ancore"Bip.W".il était le secrétaire de Jean MoulinA ce moment-là, aviez-vous entendu parler de l'appel de De Gaulle ?"Non, et c'est incompréhensible puisque je lisais attentivement les journaux. Il y a quelques années, en feuilletant la collection des quotidiens palois, j'ai constaté que " l'appel " était résumé. Pourquoi ne l'ai-je pas remarqué puisque je me souviens du discours de Churchill publié le même jour ? Pourtant, sur le bateau, j'ignore encore l'appel. Pourquoi cette cécité alors qu'une semaine auparavant, au moment de son entrée au gouvernement, des amis de ma famille avaient évoqué son appartenance à l'Action française ? A la suite de cette révélation, j'avais lu les articles que l'Action française avait publiés sur lui, révélant qu'il était un des éléments brillants de l'armée française, que son père était monarchiste et que sa présence au gouvernement était une promesse de victoire. J'avais même vu sa photo publiée par les journaux, au milieu des membres du gouvernement, sur le perron de l'Elysée. Je n'ai appris la présence du général à Londres que le 25 juin, jour de mon débarquement en Angleterre, à Falmouth. Le capitaine m'a fait appeler dans le poste de commandement. C'est là qu'il m'a annoncé qu'un général français du nom de De Gaulle avait lancé un appel à la BBC, demandant aux Français de le rejoindre pour continuer la guerre. Sans doute avait-il entendu un des appels suivant celui du 18 juin.En réalité, le discours qui a provoqué mon départ n'est pas l'appel du 18 juin, mais l'allocution de Pétain, le 17."
extrait de" C'était un temps déraisonnable" Georges-Marc Benamou, Robert Laffont, 1999
photo:
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://1.bp.blogspot.com/_ClYcSaPsLm4/Sl9WAdBSqwI/AAAAAAAADTI/tiamxLTSk6E/s400/Mont.jpg&imgrefurl=http://motsaiques.blogspot.com/2009/07/p-145-daniel-cordier-une-si-rare.html&usg=__a2-qHCwxDJMTHkdgUcVqO2t0dX8=&h=400&w=400&sz=42&hl=fr&start=9&um=1&tbnid=VFcGZGTuFPsjJM:&tbnh=124&tbnw=124&prev=/images%3Fq%3Ddaniel%2Bcordier%26hl%3Dfr%26safe%3Dvss%26sa%3DN%26um%3D1www.gaullisme.fr/temoignages_18juin.htm


L île de Sein

Un petit reportage sur France2, sur ceux qui ont entendu l appel du général de Gaulle depuis l île de Sein

cliquez ci dessous......


http://www.youtube.com/watch?v=Lu1JRYmDfyY&feature=related

les 128 Sénans qui ont répondu à l'Appel du 18 juin 1940


Quelques jours après son appel du 18 juin, le général de Gaulle remarque qu'ils représentent environ 25% des premiers Français arrivés à Londres et leur fait un éloge particulier : "l'Ile de Sein est un quart de la France"……

Parmi les Sénans qui ont rallié la France Libre, nombreux ne reverront pas l'île et leur famille avant 1944, tandis qu'une vingtaine d'entre eux sont morts pour la France.

Le général de Gaulle leur a rendu hommage dans ses Mémoires de guerre :"Dans les derniers jours de juin, abordait en Cornouailles une flottille de bateaux de pêche amenant au général de Gaulle tous les hommes valides de l'Ile de Sein. Jour après jour, le ralliement de ces garçons resplendissant d'ardeur et dont beaucoup, pour nous rejoindre, avaient accompli des exploits, affermissait notre résolution

Radio Londres




Au lendemain de la défaite et de l'Appel du Général de gaulle, le 19 juin 40, la section française de la station diffuse chaque jour 2 programmes : celui de la France Libre du Général de Gaulle intitulé "Honneur et Patrie" et placé sous la direction de Maurice Schumann où s'expriment les combattants qui ont rallié les FFL, suivi du célèbre "Ici la France", rebaptisé en septembre 40 "Les Français parlent aux Français", réalisé par la section française de la BBC où se succèderont, sous l'égide de Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdan (de son vrai nom Pierre Maillaud), Yves Morvan dit Jean Marin, Maurice Van Moppès, Jacques Borel, Pierre Dac... font la contre propagande du régime allemand et redonnent confiance aux français en donnant les vraies nouvelles du front qui sont de moins en moins propices à l'Allemagne. Dés 1940,les restrictions allemandes interdisent l ecoute des radios anglaises ou étrangères menant une propagande anti-allemande.
ECOUTEZ CETTE ARCHIVE SONORE

Le générique de ces émissions est sans doute resté le plus célèbre dans la mémoire collective française : ce sont les premières notes stylisées de la V° Symphonie de Beethoven qui correspondent en morse - trois brèves une longue - à la lettre V comme Victoire.
Cette dernière émission commence toujours par la même phrase : "veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels". Les auditeurs entendent alors une série de messaeges codes, le fil ténu qui reliera la France à ses Alliés ira s'intensifiant sur les ondes.Dès petites phrases sibyllines et parfois cocasses qui sont en réalité des messages codés à destination des réseaux de résistance qui s'organisent sur le territoire national annonçant des parachutages d'armes ou d'agents, des consignes à exécuter.

Mais derrière une phrase amusante se cache souvent une grave décision : la préparation d'un aterrissage, la réception de matériels ou d'hommes parachutés, ou même l'organisation d'opérations de guérilla.On le sait peut-être moins : ces messages personnels, diffusés sur la BBC, ont aussi été utilisés pour confirmer la bonne foi des agents, pour valider des transactions financières, ou pour signifier à un agent qu'il est remercié pour une action d'éclat.


des exemples

Andromaque se parfume à la lavande

Athalie est restée en extase. Nous disons deux fois : Athalie est restée en extase



Grand-Mère mange nos bonbons



"Qu'il est loin le chemin qui conduit à sa belle", ce message, émis en mai 43,indique qu'une évasion vers l'Angleterre depuis la Bretagne a réussi.



Écoute mon cœur qui pleure - - Opération d'atterrissage (15 juin 1943)



Il a pleuré de joie signifia parachutage d'armes et d'agents



Le sapin est vert, je répète, le sapin est vert signifia le bombardement de la gare de triage "Sapin Vert" (jonction de Roubaix- Tourcoing- Wattrelos et Mouscron).



Messieurs faites vos jeux - - Ordre de sabotages (5 juin 1944)

Ressources
http://doctsf.com/bbc/messages.html


comment fonctionne un résau?


Pour lutter contre l'intense propagande allemande, le premier travail du résistant est de réveiller la population en l'informant.Avec ces journeaux clandestins, les premiers groupes de résistants commencent à s'organiser. En 1940, ces distributions de tracts et affichages sont déjà passibles de lourdes peines


Une anecdote en gare de Nîmes..... Raymond Aubrac cache une mitraillette anglaise en pièces détachées dans ses bagages. La gendarmerie l’arrête et lui demande d’ouvrir sa valise. Le gendarme trouve la crosse de l’arme. Raymond Aubrac s’en sort en expliquant qu’il s’agit de la pièce détachée d’une machine agricole. Sans héroïsme, l’ancien résistant évoque aussi son arrestation en juin 1943, et la torture. « Je n’ai pas connu la baignoire ni le courant électrique », nuance-t-il, alors qu’une semaine durant il fut battu jusqu’à l’évanouissement par la Gestapo.



L’organisation du réseau de résistance


une véritable logistique
Des dizaines de postes émetteurs et récepteurs de radio, les armes légères ont ete parachutes dans des conteneurs sur les ordes de Jean Moulin. Seuls les réseaux d’évasion et de renseignements deviennent indépendants et subissent l’espionnage et la dénonciation, ce qui les oblige à changer fréquemment de lieu d’activité.

Les reseaux vont se developper rapidement. Le problème consiste surtout à établir une liaison avec Londres ,résolu par le parachutage de postes valises émetteurs et de codes de transmissions. Le 1er janvier 1942, Jean Moulin est parachuté accompagné de son radio "Monjaret", c’est la naissance de "l’Action". Des opérations d’atterrissages et de parachutages sont de plus en plus nombreuses. D’abord limitées à quelques maquis, ces opérations s’élargissent à l’ensemble des deux zones avec l’arrivée de radios recrutés en France groupés en un pool nommé "WT", (Wireless Transmission). Avec larrestation de Jean Moulin , "WT" est décapité, c’est une longue période de silence entre Londres et la France alors que l’effectif des maquis grossit du fait des appels au STO (Service du Travail Obligatoire) pour lequel la défection est totale.


Au total, 85 réseaux seront reconnus après la guerre.


cette lutte pour la liberté, parti socialiste et parti communiste, reconstitués clandestinement, se montrent d’un courage inouï. Tous deux animés par un grand idéal, mettront à la disposition de cette lutte, leur atelier de presse. En effet, Communiquer, est un facteur important en vue de cet enjeu : il faut sans cesse remuer l’opinion, dénoncer les exactitudes et les crimes des nazis, le rôle des collaborateurs, faire connaître la résolution des alliés et l’ampleur de leur potentiel de guerre, encourager les Français à lutter leur liberté et l’indépendance de leur pays... Ainsi, et pour ces raisons, sera créer le Bureau d’information et de propagande.


Puis, en janvier 1943, Jean Moulin crée le Comité des mouvements de Résistance en zone Sud.

Le parti communiste, malgré les pressions de 1939, a réussi à maintenir dans l’illégalité de solides structures. Il crée, dès le début de l’occupation, l’O.S. qui contribuera à travers ses actions à éveiller le sentiment patriotique et à encourager les forces de la Résistance. Aussi, Jean Moulin commencera-t-il à recruter des ouvriers et des syndicalistes afin de former une grande armée de la nuit qu’il appellera "Armée Secrète" ou A.S. Celle-ci sera active dés 1942 avec à son commandement, le général Delestraint qui sera arrêté en 1943 et déporté en Allemagne.Pendant ce temps, la Résistance s’est renforcée au prix d’efforts considérables. La France étant entièrement occupée, le ravitaillement ainsi que les moyens de communication et de transport se font de plus en plus lents et difficiles. Les armes manquent et Jean Moulin en réclamera avec insistance à Londres pour les Groupes Francs (G.F), commandos d’attaques et de sabotages. Dès les premiers déraillements de train, les allemands et la police française offrent des récompenses à qui permettra l'arrestation des résistants, présentés comme de dangereux terroristes.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française

http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/moulin/jean00.htm#organisation

la resistance en Moselle






« C'est une grâce et un honneur d'être allemand », affirmait dans son discours aux Mosellans, le Gauleiter Josef Bürckel lors de son entrée officielle à Metz le 21 septembre 1940. Après s'être fait remettre les clés de la ville, il avait traversé des rues jonchées de livres français déchirés qu'il avait piétinés... Bürckel venait d'être nommé par Hitler chef de l'administration civile en Moselle, occupée depuis la mi-juin par les troupes de la Wehrmacht et bientôt annexée de fait à l'Allemagne nazie, à l'instar de l'Alsace.




La Moselle se trouvait ainsi séparée des trois autres départements lorrains - la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et les Vosges - qui restèrent français : l'ancienne frontière qui avait prévalu de 1871 à 1918 fut ainsi rétablie. Et pour les Allemands la Moselle reprenait son nom de Lothringen (Lorraine). Doté des pleins pouvoirs et chargé par le Führer de germaniser la Moselle « à tout jamais » en l'espace de dix ans, Bürckel proclamait le 30 novembre 1940 le rattachement du département au Gau de Sarre-Palatinat pour former une nouvelle province allemande, le Westmark, avec Sarrebruck comme chef-lieu. En réalité, la germanisation était déjà en marche puisque depuis plusieurs mois les occupants procédaient à l'expulsion de tout une série d'« indésirables » vers la Zone sud : les Français dits de l'« Intérieur », ceux originaires d'Afrique du Nord, les juifs, les Asiatiques et les gens de couleur, puis les « naturalisés français », puis d'anciens conseillers municipaux, puis des communistes et des membres des associations patriotiques...




Mais c'est bien en novembre 1940 qu'eut lieu la plus grosse vague d'expulsions : les zones rurales francophones furent quasiment vidées de leurs habitants, ils étaient eux aussi jugés non-germanisables. Un plan de colonisation des terres allait être établi, des colons allemands devant s'installer sur les propriétés des familles contraintes à l'exil. On estime à cent mille le nombre total de Mosellans expulsés. L'objectif du IIIe Reich étant d'intégrer les Mosellans dans la « grande famille allemande », fut créée la « Deutsche Volksgemeinschaft » (Communauté du peuple allemand), un organisme dirigé à Metz par deux autonomistes lorrains notoires. Chaque Mosellan devait signer la déclaration suivante : « J'affirme ma foi dans le Führer et dans le peuple. Je désire être admis au sein de la Communauté allemande ».
défilé à Hagondange




L'entreprise n'ayant pas eu le succès escompté par les nazis, une nouvelle étape fut franchie par le Gauleiter Bürckel le 29 août 1942. Dans un discours historique prononcé dans la salle des Mines à Metz, il déclara officiellement attribuer la nationalité allemande à tous les Mosellans « de race allemande » et proclama l'introduction du service militaire obligatoire, ce qui signifia l'incorporation de force des jeunes gens dans la Wehrmacht. Près de 30 000 « Malgré-Nous » allaient être concernés par cette funeste mesure. Dans sa proclamation du 29 août, Bürckel demandait une nouvelle fois aux Mosellans de choisir ... « Que celui qui est allemand se prononce pour l'Allemagne et se mette par son action et sa mise à l'épreuve quotidienne au service du Reich. Celui qui est français doit rester français et résider là où il estime reconnaître sa patrie... », commentait le journal nazi Westmark quelques jours plus tard. Le discours déclencha un important mouvement de résistance, des manifestations spontanées éclatèrent et nombre de Lorrains se précipitèrent dans les mairies et les sous-préfectures afin de signifier leur refus de la nationalité allemande et déclarer leur volonté de quitter la Moselle pour « la France ». L'occupant revint alors sur sa décision, exclut ces récalcitrants de la Communauté du peuple allemand et décida de les transplanter, à partir de janvier 1943, par familles entières dans des camps spéciaux du Reich, de Silésie et des Sudètes principalement. Ces Patriotes Résistants à l'Occupation (PRO) y vivront difficilement jusque la fin de la guerre oe Compte tenu de la spécificité de la situation mosellane, toute action aussi minime fût-elle était considérée sur cette terre annexée comme portant atteinte au prestige et à l'effort de guerre allemands et, par conséquent, représentait davantage encore qu'un acte de résistance : c'était une trahison. La répression à l'encontre des auteurs de telles actions n'en fut que plus violente. Malgré tout, la population résista immédiatement (ne se berçant pas d'illusions sur le maréchal Pétain et le gouvernement de Vichy, qui l'avaient abandonnée), afficha courageusement son attachement à la France et manifesta son opposition aux mesures annexionnistes, sous diverses formes.



Par exemple en allant le 15 août 1940 fleurir la statue de la Vierge de la place Saint-Jacques à Metz de centaines de bouquets tricolores,
en hissant le drapeau tricolore sur la mairie de Hagondange le 11 novembre 1942 ou en continuant à parler français, à ses risques et périls. Des actions plus organisées se développèrent : aide à l'évasion des prisonniers de guerre français et alliés (aviateurs britanniques et américains, mais surtout nombreux prisonniers soviétiques à qui les nazis imposaient des conditions de vie et de travail inhumaines), aide également aux milliers de réfractaires à l'incorporation de force et aux évadés de la Wehrmacht. Des filières d'évasion furent mises sur pied, telles celles de soeur Hélène de l'hospice Saint-Nicolas à Metz ou de Suzanne Thiam qui permirent de faire franchir la frontière, pourtant fortement gardée, à bien des fugitifs.
Autres actions organisées, celles entreprises dès juillet 1940 par un groupe de jeunes lycéens et apprentis messins auxquels se joignirent des employés des Postes et Télécommunications. Ils formèrent un mouvement intitulé L'Espoir français, avec pour but de s'opposer par n'importe quel moyen à la restauration de la souveraineté allemande en Moselle annexée : diffusion de tracts, interception puis transmission de renseignements... En décembre 1940, certains d'entre eux furent regroupés sous le nom « Les Etudiants » au sein du réseau Uranus-Kléber. Mais en juin et juillet 1941, 21 arrestations mirent un terme aux activités du groupe, qui fut jugé devant le Tribunal du peuple siégeant à Zweibrücken (Palatinat) en septembre 1942. Celui-ci prononça deux peines de mort pour haute-trahison et espionnage mais, en raison du jeune âge des condamnés, les commua en peines de prison...

Un autre mouvement, composé d'officiers français et de sous-officiers, dirigé par le commandant Scharff, n'acceptant pas la défaite et dénommé Mission Lorraine, s'intégra à l'Armée Secrète en mars 1941, puis à l'ORA (Organisation de résistance de l'armée) en 1943 et enfin aux FFI.

Jean Burger naît à Metz, il y a un siècle, le 16 février 1907 dans une famille de commerçants grainetiers assez aisée. Il choisit de devenir instituteur et enseigne dans les bassins industriels du département. Il milite rapidement au Parti communiste. Dans le prolongement de ses choix politiques, Jean Burger s’engage dans la lutte pour la Paix et contre le fascisme.




Il se montre également attentif au sort des Juifs réfugiés de Pologne ou chassés d’Allemagne. Jean Burger s’engage au temps du Front populaire pour la défense de la République espagnole. Il organise, à partir du début de l’année 1937, le recrutement pour les Brigades internationales. L’action de Burger et des autres militants communistes sera particulièrement efficace puisque la Moselle est le quatrième département français fournissant le plus de volontaires pour l’Espagne. En septembre 1939, Jean Burger est mobilisé au 460ème Régiment de Pionniers. Il est fait prisonnier le 17 juin 1940. Après son arrestation, « René Legrand » est emprisonné dans un Kommando près de Nienhagen ( Allemagne). Ce n’est qu’au cours de l’hiver 1940-1941 qu’il peut donner signe de vie à son frère qui va réussir à organiser son évasion à la Pentecôte 1941. La direction nationale du part communiste lui demande d’organiser la résistance communiste en Moselle.
Jean Burger crée ainsi le groupe de résistance « Mario », dont l’activité revêt des aspects multiples. Par la propagande orale, les graffitis sur les murs et la distribution de milliers de tracts, il tente de soutenir le moral des Lorrains qui subissent une politique de germanisation rigoureuse passant d’abord par l’expulsion des éléments « indésirables » puis, entre 1942 et 1944, par l’obligation de travailler pour les Allemands ou par l’incorporation de force dans la Wehrmacht des jeunes Lorrains et Alsaciens. L’aide aux prisonniers de guerre évadés est la manifestation résistante la plus précoce et la plus fréquente. Jean Burger prend part personnellement à de nombreuses actions contre l’occupant. C’est ainsi qu’au cours de l’été 1943, il participe à de nombreux actes de sabotage ou à des incendies de récoltes destinées aux Allemands. Les arrestations massives commencent en août 1943. Après l’une de ces rafles dans la région de Thionville, un commissaire allemand apprend que le 3, rue Vauban à Metz est un lieu de rencontre de résistants. Annie Schulz, arrêtée le 21 septembre 1943 sur son lieu de travail, est obligée de donner les clefs de son appartement à la Gestapo. Jean Burger y est arrêté par les Allemands qui mettent en place une souricière leur permettant d’arrêter plusieurs résistants qui n’avaient pu être prévenus à temps de l’arrestation de « Mario ».

Le groupe est démantelé à la fin de l’année 1943 et au début de l’année 1944, périodes pendant lesquelles les interpellations concernent journellement des dizaines de résistants. Un tiers environ des membres du « Groupe Mario » tombe ainsi entre les mains de la Gestapo. Après son arrestation, Jean Burger est maintenu enchaîné une huitaine de jours dans les caves de la Gestapo messine où il est torturé. Il est ensuite transféré à la prison militaire de Metz puis au Fort de Queuleu construit par les Allemands après la première annexion et devenu un SS Sonderlager. Devant l’avancée des troupes alliées, les détenus commencent à être évacués à l’été 1944. Jean Burger, avec treize autres camarades, quitte ses geôles lorraines pour la prison de Mannheim. Il est ensuite transféré à la prison de Wiesbaden puis au camp de Dachau où il arrive le 14 novembre 1944. Quelques jours plus tard, neuf d’entre eux, dont Jean Burger, partent dans un convoi pour Auschwitz-Monowitz.
L’Armée rouge approchant, l’évacuation d’Auschwitz commence au matin du 18 janvier 1945. Les déportés, dont six membres du « Groupe Mario », doivent gagner à marche forcée un camp annexe à Gleiwitz, à l’ouest du bassin minier de Haute-Silésie. Là, les survivants s’entassent dans des wagons découverts partant dans plusieurs directions. Le convoi de Jean Burger arrive dans le Harz pour gagner le camp de Dora. C’est probablement au cours de ce transfert que Jean Burger contracte une pneumonie qui le fait admettre à l’infirmerie. A partir de mars 1945 les inaptes au travail sont transférés hors du camp de Dora et pour certains, dont Jean Burger, prennent la direction de la Boelcke Kaserne de Nordhausen, quelques kilomètres plus au sud. C’est là, dans une caserne de chars désaffectée, dans l’après-midi du 3 avril 1945, qu’il est mortellement blessé par des bombes américaines.

Le Groupe Derhan fut fondé par Joseph Derhan, ouvrier siderurgiste à Hagondange et domicilié à Mondelange qui avait formé en 1942 un groupe nommé "Parti De Gaulle" composé d'une cinquantaine d'ouvriers de la vallée (sidérurgique) de l'Orne. Actif dans les années 1942 et 1943, le groupe est démantelé par les nazis entre janvier et mai 1944. Ses membres sont jugés du 7 au 13 novembre 1944 à Bayreuth (Bavière). Joseph Derhan, son principal dirigeant, était déjà mort au Fort de Queuleu à Metz .

Le groupe s'était donné pour mission l'accumulation d'armes pour la Libération, la propagande pro-gaulliste et l'incitation à refuser l'enrôlement dans la Wehrmacht et le Reichsarbeitsdienst.

La figure de Jean Burger, l’histoire du groupe Mario, celle du groupe l’Espoir Français ou du groupe Dehran , toute l’histoire de la résistance en Moselle reste encore aujourd’hui largement inconnue de la population.




sources :


Jean Moulin et son rôle dans la resistance.


Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899 et meurt dans un train aux environs de Metz le 8 juillet 1943. C'était un préfet et résistant français. Il dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il est souvent considéré comme un des principaux héros de la Résistance.


Le 2 novembre 1940, il a été révoqué par le gouvernement de Vichy qui le jugeait suspect en raison de ses convictions républicaines et parce qu’il avait refusé de signer des textes contraires à ses principes. Il tenta alors de se suicider en se tranchant la gorge (l’écharpe qu’il portait servait à masquer cette cicatrice).




En 1941 il partit à Londres où il rencontra le Général de Gaulle . Le courant passe bien entre les deux hommes : Jean moulin, homme de gauche, reconnaît un démocrate en Charles de Gaulle, homme de tradition. Et le général lui confie la mission de rallier et d'unir les mouvements de résistance, et de créer une Armée secrète unifiée, établissant ainsi une distinction entre forces militaires et organisations politiques.

Moulin est parachuté dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942 avec des fonds (un million et demi de francs) pour les mouvements, et du matériel de transmission. Il agit avec doigté et fermeté auprès des différents chefs de mouvement pour obtenir leur allégeance à la France libre. Durant l'année 1942, Moulin, dont le pseudonyme est Rex avant de devenir Max se concentre sur la zone sud où un nouveau mouvement est apparu, Franc-tireur dont le chef est Jean-Pierre Lévy.

Désormais, les deux principaux mouvements de résistance reconnaissent clairement l'autorité de la France libre, devenue France Combattante. Ils se sont mis d'accord pour constituer l'Armée secrète. Il faut un an à Moulin pour parvenir à former un noyau solide autour duquel peuvent cristalliser les autres composantes de la Résistance, et notamment celles de la zone Nord : le 26 janvier 1943, les trois grands mouvements Combat, Franc-tireur et Libération-Sud fusionnent pour former les Mouvements unis de la Résistance (MUR). Jean Moulin en assure la présidence, Henri Frenay est commissaire aux « affaires militaires », Emmanuel d'Astier de La Vigerie aux « affaires politiques » et Jean-Pierre Lévy aux « renseignements et à l'administration ».


En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres où il est investi d’une nouvelle mission, celle de constituer un organe politique représentatif de toutes les tendances de la Résistance.Ce sera le
le Conseil National de la Résistance (CNR) dont il devient le premier président


Au cours du second semestre de 1943, les territoires de l’Empire français et les forces armées extérieures et intérieures deviennent dépendants du Comité français de la Libération nationale (CFLN) créé en juin et celui-ci prend, le 4 avril 1944, le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).


Dès lors, la Résistance forme un tout organique et peut tirer sa force de son insertion même dans la nouvelle structure politique. Le GPRF comprend une assemblée consultative au sein de laquelle on trouve des représentants de tous les mouvements de résistance ; aussi, au printemps 1944, l’union s’accomplit-elle progressivement entre l’Armée secrète, l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) et les Francs-tireurs et partisans (FTP)


Cependant, le destin de Jean Moulin va prendre une funeste chemin : lors d’une réunion à Caluire, le 21 juin 1943, près de Lyon, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo de Lyon dirigée par Klaus Barbie. Il a été emprisonné à la prison de Montluc, où maintenant un mur peint rappelle son passage. Torturé, il refusa obstinément de parler et succomba à ses blessures dans le train qui l’emmenait en Allemagne.

En 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, André Malraux prononça un discours en son honneur. De nombreuses places, etablissement scolaires , en France portent son nom. ci dessous , vous trouverez un reportage sur le transfert de cendres de Jean Moulin

«Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures.
« Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. »

vous trouverez ci dessous l allocution de Malraux à cette occasion .

archives de l INA.

http://www.ina.fr/politique/allocutions-discours/video/CAF89027428/hommage-d-andre-malraux-a-jean-moulin.fr.html.

ressources : http://www.france-libre.net/temoignages-documents/temoignages/retour-moulin-france.php?3aec685daa5c376aaa5a33ed1835c6fe=5de5591dd5bb5022e17283d900ddd8c5
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=150
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19420102
http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/moulin/jean00.htm#volonte
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idGH=127&idLang=fr







Aubrac raconte Jean Moulin






Raymond Aubrac évoque sa première rencontre avec Jean Moulin en février 1942 et interpelle les jeunes : « Comment feriez-vous pour reconnaître une personne que vous n’avez jamais vue, sans pouvoir lui demander son nom, surveillé par la police ? » Les deux hommes ont utilisé un code secret : « La Lune est verte », lance Jean Moulin. « Non, la Lune est carrée », répond Raymond Aubrac.

l ensemble de son interview sur le lien ci dessous.

http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1715149,184/Raymond-Aubrac-Jean-Moulin-a-bati-l-unite-de-la-Resistance.html

AUBRAC RAVANEL






Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, est né le 31 juillet 1914 à Vesoul dans une famille juive. Ingénieur civil des Ponts et Chaussées (promotion 1937) Raymond Aubrac est membre avec son épouse du mouvement Libération-Sud, fondé au début de 1941 sous la direction d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Cependant, sous l’impulsion de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle, un processus d’unification est en cours, qui regroupe en particulier les trois principaux mouvements de zone sud, Libération, Combat et Franc-Tireur, dans les Mouvements Unis de Résistance (MUR).
L ensemble de leurs formations paramilitaires forment l’Armée secrète, sous le commandement du général Delestraint. Raymond Aubrac représente Libération auprès du général de Gaulle avec le titre d’inspecteur et se déplace dans toute la zone sud, où il connaît beaucoup de cadres. De son vrai nom Raymond Samuel, il délaisse depuis le printemps de 1942 son travail d’ingénieur au chantier de l’aéroport de Bron et circule sous l’identité de François Vallet. Les activités de Lucie débordent plus rarement la région lyonnaise, où elle exerce son métier de professeur d’histoire au lycée de jeunes filles Edgard Quinet, tout en élevant son fils Jean-Pierre, né en 1941. On la connait sous le nom de Catherine et s occupe d un reseau local.
Le couple se lie d’amitié avec un jeune polytechnicien, Serge Asher, qui prendra le nom de Ravanel, et que Raymond utilise pour diverses missions.
(portrait de Ravanel ainsi qu une fausse carte d identite )
En novembre 1942, la zone Sud a été envahie par les Allemands, et les résistants sont pourchassés directement par la Gestapo dirigée à Lyon par Klaus Barbie, mais c'est par la police lyonnaise qu'Aubrac est arrêté le 15 mars 1943. Il obtient sa mise en liberté provisoire le 10 mai. Le 24 mai Lucie organise, avec la participation de son mari, l'évasion de l'hôpital de l'Antiquaille, de leurs compagnons Serge Ravanel, Maurice Kriegel-Valrimont et François Morin-Forestier
. Le 21 juin, Raymond est à nouveau arrêté, cette fois-ci par la Gestapo, à Caluire, avec Jean Moulin et d'autres participants à cette réunion qui avait pour but de régler des conflits internes entre Jean Moulin et les mouvements de Résistance en zone Sud : le Dr Frédéric Dugoujon, leur hôte de la villa Castellane, Henry Aubry, du mouvement Combat, Bruno Larat, Lassagne, de Libération-Sud, le colonels Lacaze, du 4e bureau de l'Armée secrète et le colonel Schwartzfeld, responsable du mouvement lyonnais France d'abord. René Hardy parvient à s'enfuir dans des conditions controversées qui le rendent suspect de trahison.
Vidéo témoignage Lucie et Raymond Aubrac













Raymond Aubrac est emprisonné à la prison de Montluc de Lyon. Il s'évade le 21 octobre 1943 pendant son transfert de l'École de santé militaire à la prison grâce à une opération montée par Lucie. Après cette évasion, Lucie enceinte, Raymond et leur fils Jean-Pierre entrent dans la clandestinité, de refuge en refuge. Ils parviendront à rejoindre Londres en février 1944. Lucie accouche, le 12 février 1944, d'une fille, Catherine.
Quand à Ravanel, il est nommie le 6 juin 1944, chef régional de l'ensemble des forces militaires régionales de la Résistance qui sont désormais réunies sous le nom de "Forces françaises de l'Intérieur". Les FFI possèdent un effectif d'environ 50 000 hommes et Serge Ravanel est nommé au grade de colonel FFI .
Il anime et coordonne avec une grande efficacité les combats de la libération de la région (dénommée du nom de code de R4), du 17 au 24 août 1944, au cours desquels sont faits 13 000 prisonniers et capturés 300 000 tonnes de matériel ainsi que plusieurs avions.