Concours national
de la
Résistance et de la Déportation 2010

« L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945 »

dimanche 21 mars 2010

Jean Moulin et son rôle dans la resistance.


Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899 et meurt dans un train aux environs de Metz le 8 juillet 1943. C'était un préfet et résistant français. Il dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il est souvent considéré comme un des principaux héros de la Résistance.


Le 2 novembre 1940, il a été révoqué par le gouvernement de Vichy qui le jugeait suspect en raison de ses convictions républicaines et parce qu’il avait refusé de signer des textes contraires à ses principes. Il tenta alors de se suicider en se tranchant la gorge (l’écharpe qu’il portait servait à masquer cette cicatrice).




En 1941 il partit à Londres où il rencontra le Général de Gaulle . Le courant passe bien entre les deux hommes : Jean moulin, homme de gauche, reconnaît un démocrate en Charles de Gaulle, homme de tradition. Et le général lui confie la mission de rallier et d'unir les mouvements de résistance, et de créer une Armée secrète unifiée, établissant ainsi une distinction entre forces militaires et organisations politiques.

Moulin est parachuté dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942 avec des fonds (un million et demi de francs) pour les mouvements, et du matériel de transmission. Il agit avec doigté et fermeté auprès des différents chefs de mouvement pour obtenir leur allégeance à la France libre. Durant l'année 1942, Moulin, dont le pseudonyme est Rex avant de devenir Max se concentre sur la zone sud où un nouveau mouvement est apparu, Franc-tireur dont le chef est Jean-Pierre Lévy.

Désormais, les deux principaux mouvements de résistance reconnaissent clairement l'autorité de la France libre, devenue France Combattante. Ils se sont mis d'accord pour constituer l'Armée secrète. Il faut un an à Moulin pour parvenir à former un noyau solide autour duquel peuvent cristalliser les autres composantes de la Résistance, et notamment celles de la zone Nord : le 26 janvier 1943, les trois grands mouvements Combat, Franc-tireur et Libération-Sud fusionnent pour former les Mouvements unis de la Résistance (MUR). Jean Moulin en assure la présidence, Henri Frenay est commissaire aux « affaires militaires », Emmanuel d'Astier de La Vigerie aux « affaires politiques » et Jean-Pierre Lévy aux « renseignements et à l'administration ».


En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres où il est investi d’une nouvelle mission, celle de constituer un organe politique représentatif de toutes les tendances de la Résistance.Ce sera le
le Conseil National de la Résistance (CNR) dont il devient le premier président


Au cours du second semestre de 1943, les territoires de l’Empire français et les forces armées extérieures et intérieures deviennent dépendants du Comité français de la Libération nationale (CFLN) créé en juin et celui-ci prend, le 4 avril 1944, le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).


Dès lors, la Résistance forme un tout organique et peut tirer sa force de son insertion même dans la nouvelle structure politique. Le GPRF comprend une assemblée consultative au sein de laquelle on trouve des représentants de tous les mouvements de résistance ; aussi, au printemps 1944, l’union s’accomplit-elle progressivement entre l’Armée secrète, l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) et les Francs-tireurs et partisans (FTP)


Cependant, le destin de Jean Moulin va prendre une funeste chemin : lors d’une réunion à Caluire, le 21 juin 1943, près de Lyon, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo de Lyon dirigée par Klaus Barbie. Il a été emprisonné à la prison de Montluc, où maintenant un mur peint rappelle son passage. Torturé, il refusa obstinément de parler et succomba à ses blessures dans le train qui l’emmenait en Allemagne.

En 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, André Malraux prononça un discours en son honneur. De nombreuses places, etablissement scolaires , en France portent son nom. ci dessous , vous trouverez un reportage sur le transfert de cendres de Jean Moulin

«Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures.
« Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. »

vous trouverez ci dessous l allocution de Malraux à cette occasion .

archives de l INA.

http://www.ina.fr/politique/allocutions-discours/video/CAF89027428/hommage-d-andre-malraux-a-jean-moulin.fr.html.

ressources : http://www.france-libre.net/temoignages-documents/temoignages/retour-moulin-france.php?3aec685daa5c376aaa5a33ed1835c6fe=5de5591dd5bb5022e17283d900ddd8c5
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=150
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19420102
http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/moulin/jean00.htm#volonte
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idGH=127&idLang=fr







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